OnEstTousDifferents

Chacun a sa culture, chacun a ses opinions, chacun a son passé, chacun a sa famille, chacun a ses amis, chacun est unique. On est tous différents !

    Y a quand même encore eu 1000 visites sur le blog en mars alors que je l'ai arrêté, je trouve ça cool ♥ (24/04/2018)

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The end ♥ 02/01/2018

Hello everyone ! Bon, comme vous l'aurez compris en lisant le titre, cet article est là pour annoncer la FIN définitive du blog. Et oui, je suis sincèrement désolée de vous dire ça mais il fallait bien qu'il s'arrête un jour. J'ai essayé plusieurs fois de le reprendre (mais toute seule c'est pas évident) sauf que je finissais toujours par le remettre en pause par manque de temps (et parfois de motivation, j'avoue). Aujourd'hui je suis dans la vie active donc c'est compliqué de m'occuper de ce blog et même si j'ai en ce moment la possibilité de m'occuper d'OETD, c'est l'envie qui me manque. Je n'aime plus trop la plateforme Skyrock et je pense avoir fait mon temps avec ce blog. OnEstTousDifferents m'a permis de faire de merveilleuses rencontres, m'a ouvert l'esprit plus que jamais, m'a sensibilisée à des sujets que je connaissais à peine voire pas du tout, m'a fait me sentir utile... Bref, je sais qu'OETD a aidé beaucoup de personnes. Mais il m'a aidée aussi. Aujourd'hui je prends la décision d'arrêter parce que je ne me sens plus capable de le gérer et parce qu'il faut bien une fin à tout. Et je sais que certaines personnes vont se proposer pour le gérer, merci à vous mais désolée, c'est non, je préfère arrêter définitivement cette aventure. Libre à vous de créer des blogs pour aider les autres (bravo si vous le faites)... si vous pouviez éviter de reprendre exactement le même concept en revanche, ça serait top parce que c'est Céline qui l'a inventé et même si on ne se parle plus aujourd'hui, je n'ai jamais aimé qu'on copie ce magnifique blog. Voilà, encore une fois je vous prie de m'excuser pour ceux qui voulaient que le blog continue. (Et désolée aussi à ceux qui m'ont envoyé des messages ou des commentaires ces derniers mois parce qu'ils voulaient témoigner, I'm sorry.) Ce fut une merveilleuse aventure qui a duré plus de 5 ans (avec des pauses, certes) et qui m'a permis de grandir donc un huuuge MERCI à vous tous ! ♥ J'aimerais bien pouvoir vous aider encore, mais je n'ai plus d'idée pour ça, pas de plateforme qui me tente et moins de temps aussi... Donc vous pouvez toujours suivre @OETDifferents sur Twitter si vous avez besoin de conseils ou juste de vous confier (je donne volontiers mon Twitter personnel aussi si vous le souhaitez mais accrochez-vous, je suis beaucoup + relou). Peut-être qu'on se retrouvera un jour ailleurs, peut-être pas ! En tout cas encore merci pour tout et j'espère que je [nous] vous l'ai [l'avons] bien rendu pendant ces cinq belles années !

Au passage, je vous souhaite une merveilleuse année 2018 ! La santé pour vos proches et vous, beaucoup de bonheur, de réussite, d'épanouissement, et surtout plein d'amour.
Je vous envoie plein de courage si vous en avez besoin et n'oubliez jamais que vous êtes des personnes formidables. Gardez espoir.
Love,
 
Flo'

Bienvenue sur OnEstTousDifferents ! 15/06/2012

 
1ère page :
Les témoignages vont de la 1ère à la dernière page !


Dernières pages :

Liens utiles :







✈ Petite précision : la créatrice du blog s'appelle Céline, mais elle ne gère plus le blog depuis un moment. 







Pour les DEMANDES DE TÉMOIGNAGES, c'est mieux d'envoyer un message,
ou sinon vous pouvez laisser un commentaire (sur tous les articles, à part les témoignages).
 

Présentation 25/04/2012


Bienvenue tout le monde !
(Les blancs, les noirs, les bleus, les martiens, et les autres.)
 
Ce blog est un blog d'interview, de partage de culture, d'opinion et de tout ce que vous voudrez.
 
C'est quoi ce blog ?
Alors nous voudrions que tous ceux qui le veulent viennent ici nous faire partager leur culture, leur façon de vivre, leur vécu, leurs opinions etc. 
 
Comment ? 
Pour cela nous proposerons des thèmes (ici) ou vous pouvez même me proposer de témoigner si vous pensez avoir quelque chose de particulier à partager. Ceux qui se sentiront concernés par les thèmes nous le signaleront et nous préparerons une sorte d'interview à laquelle ils répondront afin que tout le monde essaie de comprendre leur culture (et autre). Si vous voulez répondre à un thème en restant anonyme, c'est possible.
 
Pourquoi ?
Parce qu'aujourd'hui on est centrés sur nous-même. On pense que notre façon de vivre est la meilleure alors qu'il en existe sept milliards d'autres. Parce que tout simplement nous devons nous ouvrir l'esprit ! Et puis aussi parce que certains ont besoin de s'exprimer sur des sujets difficiles et que nous pouvons leur apporter notre aide.
 
Qui sommes-nous ?
Céline, très curieuse & Flo', avide de vous découvrir ... Pour plus de détails, direction le blog secret !
(Depuis le 1er septembre 2013, Céline ne peut plus gérer le blog et Flo' est donc l'unique gérante d'OETD actuellement)

Autres choses :
Les photos viennent principalement de WeHeartIt
Les commentaires que vous laissez sur les articles d'interview doivent être uniquement à propos de cet article, par respect, merci.

Tu veux devenir VIP ? Pour cela il faut d'abord nous suivre et ensuite nous en faire la demande.
Il y a quoi sur le blog secret ? Une présentation des gérantes, des FAQ, un livre d'or, des liens utiles...

Sur ce, bonne visite ! 

PS : L'idée de ce blog nous appartient, vous n'avez pas le droit de la reprendre ni de reprendre des témoignages.
Merci de respecter nos idées et notre travail ainsi que les gens qui témoignent.

Les thèmes 25/04/2012

Les témoignages à venir

 AVRIL
 
► J'ai eu recours à la chirurgie esthétique réparatrice à 16 ans 
en ligne mercredi 5 à 12h
► Je ne supporte pas la présence humaine - 3 
en ligne mercredi 12 à 12h
► Je n'ai plus faim 
en ligne mercredi 19 à 12h

Tags : Thèmes

Newsletter 26/04/2012

Newsletter



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O N E S T T O U S D I F F E R E N T S
O N E S T T O U S D I F F E R E N T S

Merci aussi aux 98 abonnés !
 

Tags : Newsletter

Et toi, c'est quand ton anniversaire ? 25/04/2014

L'idée de ce calendrier d'anniversaires virtuel vient de LookOnTheBrightSide.
Merci à elle de m'avoir laissé piquer son article :'D
Alors dis-moi, c'est quand ton anniversaire ?
Maintenant je pourrai te le souhaiter et peut-être que d'autres ici le feront aussi !
 
Et toi, c'est quand ton anniversaire ?
 
.................Janvier ................................Février ..................................Mars ..................................Avril
    01 02 03 04 05 06 07 08.........01 02 03 04 05 06 07 08......01 02 03 04 04 05 05 05 06 07 08......01 02 03 04 05 06 07 08
09 111 12 13 14 15.................09 10 11 12 13 14 15.................09 10 11 12 13 14 15.................09 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22 23.............16 17 1120 21 22 23.............16 17 18 19 20 21 22 23.............16 17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30 31...............24 25 26 27 28 29...............24 25 26 27 28 29 30 31...............24 25 26 27 229 30

Et toi, c'est quand ton anniversaire ?
 
...................Mai .....................................Juin ...................................Juillet ....................................Août
01 02 03 04 05 06 07 0......... 01 02 03 04 05 06 07 08  ......... 01 02 03 04 05 06 07 08  ......... 002 03 04 05 06 07 08 
09 10 11 12 13 14 15  ..............09 111 12 13 14 15  .............. 09 10 11 12 13 14 15  .............. 09 10 11 12 13 14 1
16 118 19 20 21 22 23  .......... 16 17 18 19 20 21 22 23  .......... 16 118 19 20 21 22 23  .......... 16 17 18 19 20 21 22 23 
24 25 26 27 28 29 30 31.............225 25 26 27 28 29 30............24 25 26 27 28 29 30 31............24 25 26 27 28 29 30 31

Et toi, c'est quand ton anniversaire ?
 
.............Septembre ............................Octobre ............................Novembre ..........................Décembre
01 02 03 04 05 06 07 08  ......... 01 02 03 04 05 06 07 08  ......... 01 02 03 04 05 06 07 08 ............ 01 02 03 04 05 06 07 0
09 111 12 13 14 15  ..............09 10 11 12 13 14 15  .............. 09 10 11 12 13 14 15  ............. 09 10 11 12 13 14 15 
16 17 18 19 20 21 22 23  ......... 16 17 18 19 20 21 22 23......... 16 17 18 19 20 21 22 23  .........16 17 18 19 20  21 22 2
24 25 26 27 2230 ............ 24 25 26 27 28 29 30 31.............24 25 26 27 28 29 30...............24 25 26 27 28 29 30 31

JOYEUX ANNIVERSAIRE à mywonderful-red-dog !

Tags : Anniversaire

Je n'ai plus faim 19/04/2017

"J'ai aussi envie de vous dire de toujours croire en vos rêves, de sourire quoique la vie vous réserve..."

Puis-je dire à tous ceux qui souffrent d'une maladie mentale : tu es un p***** de dur à cuire
parce que rien n'est plus terrifiant que de lutter contre son propre esprit chaque jour

Qui es-tu ?
Je m'appelle Анна-Нина (Anna-Nina) et je suis née un certain 14 août 1995 dans un joli coin de Bretagne.

Qu'est-ce que tu entends par "Je n'ai plus faim" ?
J'entends par là que je ne ressens plus du tout la sensation de faim, dans le sens où je ne ressens pas le moment où je dois manger. Théoriquement, lorsqu'on manque de la nourriture, que notre corps a besoin de manger, on ressent une sensation dans le ventre, notre estomac se contracte pour nous dire « Heyho j'ai faim ! ». Eh bien cette sensation a complètement disparu de ma vie depuis maintenant un peu plus de 3 ans.

Est-ce que tu as perdu la sensation de faim suite à un événement particulier ?
Selon moi, il s'agit plutôt d'un contre-coup. Une suite d'événements très difficile s'est passée en fin d'année 2012, et j'ai petit à petit commencé à moins manger, j'avais énormément de travail, et j'avais besoin de m'occuper l'esprit, et manger était une perte de temps à ce moment-là. Et petit à petit, j'ai perdu l'envie de manger. Ce n'était pas du tout l'avis de mon corps qui était de plus en plus fatigué et me demandait de plus en plus de nutriments. Entre temps, j'ai complètement perdu cette sensation, mais j'ai pris l'habitude de manger environ 8 fois par jour. Tout dépend de ce que je fais. Mais je ne suis pas entièrement sûre que ce soit dû à ça !

Tu as déjà consulté un médecin, un psy, un spécialiste pour le fait de ne plus ressentir la sensation de faim ?
Au début, puisque je ne mangeais pas et que je ne m'en rendais pas forcément compte, j'ai fait des gros malaises et pas mal de crises assez dangereuses, j'ai donc vu de nombreux médecins et neurologues. Puis j'ai choisi d'aller voir des psychiatres et des psychologues puisque selon moi le problème vient de ma tête.

Qu'en pensent-ils ?
Je n'ai pas la possibilité de les voir assez régulièrement pour pouvoir faire assez de « recherches ». Mais sur tous les tests que j'ai pu faire, je pense aux IRM, aux scanners, aux prises de sang, et tout le pataquès, les médecins et les neurologues n'ont rien trouvé d'anormal. Du coté des psychiatres, ils ont d'abord pensé qu'il s'agissait d'une forme d'anorexie, puis lorsque ils ont vu comment j'étais capable de manger, ils m'ont soupçonnée d'être boulimique et de faire semblant. Une grosse « guerre » a suivi, et j'ai été en hôpital où ils ont pu constater, que je n'avais pas de problème avec la nourriture, au contraire, j'aime manger, j'aime les aliments, leur goût est formidable. Alors on a effacé les maladies psychologiques, qui auraient pu mener à la perte d'appétit. On a aussi enlevé la piste de la dépression. Plus récemment, les médecins ont évoqué la piste de la tumeur, mais encore une fois aucun test n'a rien montré, même si j'ai un nouvel IRM à passer dans 2 mois. De mon côté, je pense que c'est avant tout un problème psychologique qui est coincé au plus profond de moi, mais on a beau cherché, on ne trouve pas concrètement d'où il peut venir.

Donc la possibilité que ce soit un TCA est totalement écartée ?
Au début, c'était la piste prioritaire, mais maintenant, en principe oui, en fait, un psy continue de croire qu'il pourrait s'agir d'une forme d'anorexie, ou du moins d'un comportement atypique, un trouble alimentaire autre que la boulimie et l'anorexie en gros. Mais pour les psychiatres, la piste est complètement éliminée oui.

Est-ce que tu veux bien expliquer un peu cette série d'événements qui a été difficile ?
J'avais une famille assez restreinte qui se limitait à une demi-s½ur, un père et une belle-mère. Tous les trois ont disparu à exactement 28 jours d'écart. Si on compte mon meilleur ami, en l'espace de trois mois, j'ai vu tous les gens que j'aimais disparaître, et aucun dans des conditions « normales », ce qui a apporté chacune leur propre douleur, et surtout leur propre incompréhension. Je me suis retrouvée seule, du jour au lendemain, des dizaines d'animaux à m'occuper, une maison gigantesque qui me faisait peur, du travail par-dessus la tête, des papiers à remplir, mais surtout des secrets cachés depuis des années qui revenaient à la surface.  J'ai ainsi découvert que ma mère biologique n'était pas morte comme me l'avait dit mon père, et surtout que j'avais une autre s½ur, quelque part dans ce monde. Et l'accumulation de toutes ces choses ont pris énormément de place dans ma tête, je ne pensais plus qu'à retrouver ma mère et ma s½ur, à savoir ce qu'elles étaient devenues. Mais je devais aussi m'occuper de moi, penser à ce que j'allais faire, à comment j'allais m'en sortir. A 17 ans, on se croit capable de se débrouiller, de pouvoir vivre en adulte, quand ça te tombe dessus du jour au lendemain, que tu dois gérer les funérailles de tes parents et de ta s½ur, finir les papiers pour la banque, s'occuper de toi, de la maison, donner à manger aux chiens, aux chevaux et aux chèvres, tout de suite, le temps passe à une vitesse phénoménale et tu te retrouves plantée au milieu de dizaines et de dizaines de papiers dont tu ne sais pas quoi faire.
Mais j'ai dû apprendre à partager mon temps, et à vivre seule. Ne pouvant pas rester avec ma mère, j'ai été placée dans une famille. C'est ce qui m'a probablement le plus cassée à cette période, devoir apprendre à vivre avec une famille que je ne voulais pas. Avec le temps, j'ai appris à les connaître, et je ne pourrais jamais assez les remercier pour tous ce qu'ils ont fait pour moi et tout ce qu'ils font encore aujourd'hui, parce qu'ils sont devenus une vraie famille pour moi, des gens très importants, qui m'ont permis de sortir la tête de l'eau.
 
Ça te fait peur de ne plus avoir faim ? Ou la possibilité que ce soit dû à une maladie t'effraie ?
Quelque part, ça me fait peur de me dire que je ne retrouverai peut-être jamais cette sensation. Mais maintenant, depuis le temps j'ai pris énormément d'habitude pour ne pas manquer de nutriments et d'énergie, et j'ai peur que le retour de cette sensation de faim  bouscule tous ce que j'ai fait pour « m'adapter » à cette situation. Et en même temps, oui, le fait que ce soit dû à une maladie est plutôt effrayant, mais à quoi cela peut être dû ? Pour le moment aucun résultat n'est convaincant, alors comment savoir ? J'aimerais savoir d'où ça vient, si c'est vraiment psychologique ou si ça vient d'autre part, mais en même temps, j'ai peur de le découvrir, j'ai peur que ça change toute ma vie.

Selon toi c'est purement psychologique ?
Je le pense très sincèrement, et en même temps je l'espère de tout c½ur. Je n'ai pas envie de me dire que j'ai peut-être un amas de cellules qui me gâche la vie est qui est prêt à me faire vivre un cauchemar. Et en même temps, je ne vois pas à quoi peut être due la perte d'appétit, si ce n'est un problème psychologique ? Depuis le temps, je me suis dit que mon cerveau avait oublié d'avoir faim.

Cela t'a valu beaucoup de problèmes de ne plus ressentir la faim ?
On pourrait croire que non, mais au début ça a été très handicapant. Je n'ai pas seulement "plus faim", je ne sens pas quand je mange trop, ou pas assez. C'est comme si mon estomac avait choisi de ne plus rien faire. Au début, je ne me suis pas vraiment rendu compte que je ne ressentais plus le besoin de manger, donc je grignotais de temps en temps, mais bien sûr ce n'était pas suffisant. Alors j'ai commencé par maigrir, et puis ça n'allait pas vraiment non plus côté moral, alors j'ai fait beaucoup de malaises. Je pensais que l'appétit reviendrait, alors je n'ai pas cherché à arranger les choses. Mais le temps passait et rien ne changeait, alors j'ai tenté de prendre un rythme différent, et je mangeais en même temps que mes amis, donc à des horaires normaux, le matin, le midi et le soir. Le problème, c'est que je ne prenais pas toujours assez à manger, et que j'avais du coup de petits malaises ou bien justement je mangeais trop, et ça me rendait malade. Au final, j'ai trouvé un boulot, et j'ai fini par trouver un rythme parfait. Suivant les jours je peux manger jusqu'à 8 à 9 fois en petite quantité. Ça me pousse à faire pas mal de sport pour ne pas prendre trop de poids, mais le sport me demande de manger pour ne pas tomber dans les pommes... C'est un cercle vicieux, mais au final ce n'est qu'une habitude à prendre ! C'est toujours un peu handicapant bien sûr, et j'aimerais retrouver l'appétit, mais comme je l'ai dit, c'est ce qui m'effraie aussi. 

Un dernier mot ?
J'aurais juste envie de vous dire de faire attention à votre façon de manger, à vos sens, que ce soit la vue, l'ouïe, l'odorat, la faim... Prenez-en soin, ce n'est que quand on les perd qu'on se rend compte de leur importance dans une vie. D'un point de vue personnel, j'ai aussi envie de vous dire de toujours croire en vos rêves, de sourire quoique la vie vous réserve, parce qu'il y aura toujours quelqu'un de plus malheureux que vous. Après tout, on est tous des génies.
Et merci à toi Flo, pour avoir accepté de discuter avec moi, et pour tout ce travail sur le blog !

Tags : Troubles - Problèmes psychologiques

Je ne supporte pas la présence humaine - 3 12/04/2017

"Notre niveau de sociabilité est un mélange entre notre expérience et notre personnalité."

"J'en ai marre d'être seul(e)"

Qui es-tu ?
Je suis une fille de 16 ans.

Pour quelle(s) raison(s) ne supportes-tu pas les gens ?
Je pense que je ne supporte pas les gens à cause de mon éducation assez stricte, de ma trop grande sensibilité aux moindres remarques négatives, de ma grande timidité, du fait qu'en CM2 les filles de ma classe m'ont virée (ou presque) en me disant que cela ne servait à rien que je reste dans le groupe si je ne parlais pas et au harcèlement que j'ai vécu la dernière année du collège.

Tu préfères donc être seule qu'entourée ?
Sincèrement, j'aime bien rester en famille à discuter avec mes parents, mes frères mais avec d'autres gens cela devient vite compliqué et agaçant.

As-tu toujours été ainsi ?
Ma mère m'a dit que quand j'étais petite, j'étais plus ouverte aux autres.

Quelles sont les conséquences au quotidien ?
Cela a effectivement une répercution sur ma vie. Du fait que je ne sors pas hormis pour aller au lycée et que ça me complexe énormément. J'ai la sensation d'être à la retraite et de gâcher ma vie. J'ai aussi un mouvement de recul avec mes amies au lycée, si je ne leur parle pas elles ne me parlent pas. Je pense qu'elles ressentent mon recul. Elles partent sans moi en me laissant seule.

Tu as quand même des amis, des gens en qui tu as confiance ?
Oui grâce a Twitter j'ai une bonne amie qui me soutient. On se soutient mutuellement dans nos vies. Merci Sarah d'ailleurs de m'écouter. J'ai ma famille aussi qui est un pilier important.

Aurais-tu aimé être autrement, apprécier la compagnie des autres, leur faire davantage confiance ?
Oh que oui mais bon j'ai encore l'espoir d'évoluer meme si pour le moment c'est pas gagné

Est-ce que t'es du genre solitaire ou pas forcément ?
Je pense un peu quelque part mais au point de ne jamais sortir sauf pour aller au lycée et de ne pas sortir de chez soi des vacances sauf pour accompagner ses parents il y a une marge

Tu as toujours été timide ou ça a empiré à cause du comportement de certaines personnes ?
J'ai toujours été assez timide. Mais en primaire je jouais avec mes voisines. Au collège une amie m'invitait souvent mais moi je ne l'invitais presque pas si ce n'est jamais. Je pense que les événements que j'ai vécus n'ont pas dû m'aider. Notre niveau de sociabilité est un mélange entre notre expérience et notre personnalité.

Tu t'es remise du harcèlement que tu as subi ?
Remise, je ne sais pas vraiment. On se remet difficilement d'avoir été insultée. L'ego en a beaucoup pris.

Est-ce que tu t'es renfermée à cause de ça ?
A cause de ça, non. Je l'étais déjà avant mais pas à ce point-là

Qu'est-ce que tu penses des gens qui t'entourent ?
Ça dépend des moments. Des fois je vais me mettre à haïr quelqu'un mais le lendemain je vais l'apprécier.

Est-ce que ça t'angoisse d'être entourée de beaucoup de monde ?
Oui je suis d'ailleurs soignée pour phobie sociale.

En quoi ton éducation stricte influence ton rapport aux autres ?
Je dirais pas que cela a eu un énorme rôle et puis maintenant que mes parents connaissent mes problèmes ça s'est calmé. Mon père par exemple n'était et n'est toujours pas très psychologue quand il nous gronde ce'est pas toujours très gentil. Il m'a déjà traitée de grosse truie et de petite pétasse qui mérite que des insultes ou alors il a tendance à nous dénigrer en nous grondant. Ce qui m'a un peu beaucoup fait perdre confiance en moi et aux autres.

Est-ce que tu manques de confiance en toi ou de reconnaissance ?
Je pense des deux.

Comment vis-tu ta phobie sociale ?
Pas très bien. Ca me pèse beaucoup dans la vie de tous les jours. Il y a des jours où je peux faire de gros crises d'angoisse et pleurer.

Tu as fait des progrès depuis que tu es soignée pour ça ?
Oui énormément selon ma psychiatre.

Tu as "foi" en l'être humain ?
Moyennement.

Un dernier mot ?
Merci de m'avoir permis d'écrire ce que j'ai sur le coeur et si quelqu'un a des conseils dans les commentaires pour m'aider à aller mieux n'hésitez pas.

Tags : Phobie - Société - Relations humaines - Phobie sociale

J'ai eu recours à la chirurgie esthétique réparatrice à 16 ans 05/04/2017

"Je suis vraiment contente d'avoir fait cette opération ; avec le recul j'aurais dû le faire beaucoup plus tôt."


Qui es-tu ?
Bonjour tout le monde, je suis en terminale ES, j'ai 17 ans, passionnée de chat, de politique, d'économie enfin vous me direz c'est normal je suis en ES un profil parfait pour cette filière haha ! Je vis avec ma mère dans un endroit sympa de la France haha ! J'ai déjà témoigné ici pour une histoire de phobie des hôpitaux, pour une histoire de sexfriend aussi qui est assez récente sur le blog ! 
J'adore ce blog et j'adore vous faire partager mes histoires donc j'en profite pour vous raconter celle-ci, qui vous aidera peut-être à l'avenir qui sait ? 

Que t'est-il arrivé pour avoir eu recours à la chirurgie esthétique réparatrice ?
Alors voilà, c'est un peu compliqué mais je vais faire de mon mieux pour que tout soit compréhensible. 
À l'âge de 6-7 ans on m'a détecté une anomalie à la mâchoire. Ma mâchoire du bas était en avant... Cette anomalie peut se corriger avec un traitement d'orthodontie donc un traitement banal, un appareil dentaire en gros. Mais à une seule condition, que je ne grandisse pas d'un coup... Si je grandissais d'un coup il pouvait y avoir des complications... 
Comme je n'ai pas eu de chance, mes hormones ont décidé de faire leur travail trop rapidement et j'ai grandi trop vite, trop tôt... Du coup en 5 ème on m'a parlé d'opération pour corriger le problème donc très tôt à 12 ans... 

Ça te faisait peur de devoir faire de la chirurgie esthétique ?
J'avais 12 ans à l'époque donc oui surtout que j'ai une peur bleue des hôpitaux, c'était compliqué pour moi... Quand ils m'ont demandé si je souhaitais oui ou non faire cette opération je n'ai jamais répondu à la question... Et puis pour moi c'était un non dans ma tête car j'avais peur, je voulais garder mon vrai visage un visage naturel... 
Au fur et à mesure du temps j'y pensais de plus en plus, vous savez à l'âge où on veut plaire aux garçons et bien j'y pensais... Une fois on m'avait fait la remarque "Ohhh tu as la mâchoire en avant". C'est arrivé qu'on se moque de moi mais je n'en ai jamais tenu compte car j'étais tellement peureuse que voila je m'en foutais des autres...
Et puis 4 ans après qu'on m'ait posé la question j'ai répondu que oui, je voulais me faire opérer mais ça n'a pas été facile pour moi j'ai beaucoup pleuré en prenant cette décision... 
Je me suis fait opérer 6 mois après avoir pris ma décision... Pendant 6 mois j'y ai pensé, j'ai angoisse, j'étais très anxieuse j'étais même tétanisée mais je l'ai fait... Avec beaucoup de peur, mais sans regret à l'heure d'aujourd'hui ! 

Tu as été opérée une ou plusieurs fois ? Ça s'est bien passé ?
J'ai été opérée plus jeune d'une hernie sur la ligne blanche mais bon j'avais 3 ans donc c'était il y a très longtemps maintenant. 
Pour mon opération réparatrice et esthétique c'était deux parties différentes mais je n'ai eu qu'une seule opération. 
L'opération réparatrice c'était de modifier ma mâchoire et l'opération esthétique c'était le menton.... mais tout s'est très bien passé, le après était compliqué avec les douleurs mais tout s'est bien passé à mon grand soulagement !

Si tu n'avais pas subi l'opération, quelles auraient été les conséquences ? 
Alors il faut savoir que beaucoup de choses sont liées aux dents, les douleurs aux dos, les bassins et hanches décalés, les genoux etc... Donc déjà je subissais des conséquences et j'en subis encore, enfin c'est les conséquences d'avant-opération. 
Mais si je n'avais pas fait d'opération j'aurais pu me lever un matin avec la mâchoire bloquée, avoir des douleurs musculaires, du mal à mastiquer, j'aurais pu avoir un problème d'élocution.... 

Ca se remarquait beaucoup que tu avais subi une opération chirurgicale ? 
Alors je n'ai aucune cicatrice, marque sur le visage car c'est une opération par l'intérieur de la bouche. 
Les gens qui me connaissent depuis très longtemps l'ont remarqué parce qu'il y a quelque chose qui a changé sur mon visage mais les gens qui m'ont connue après l'opération ne le remarque pas, il faut connaître mon visage d'avant pour pouvoir le remarquer. C'est vraiment très très discret. 
D'ailleurs quand je dis que mon visage n'est pas naturel les gens sont surpris et souvent ils pensent que ce que je dis est faux haha. 

Tu as mis combien de temps à te remettre de l'opération ?
Il faut savoir que je suis très très chochotte...
Mais je me suis faite hospitaliser pendant 3 jours, enfin je suis rentrée la veille de l'opération et je suis sortie le lendemain de l'opération. 
Au début aucune douleur vu que j'étais sous anesthésie je ne sentais rien, le premier soir où j'étais opérée j'ai commencé à avoir des douleurs donc on m'a injecté de la morphine et là je ne me souviens plus du tout de ce qu'il s'est passé... (je ne me souvenais même plus que mon ex-copain m'avait quittée). Du coup j'ai eu des douleurs pendant 5 jours d'après ma mère et apres je n'avais aucune douleur... Je me suis remise difficilement de l'opération parce que j'étais vraiment très épuisée et j'ai mal supporté l'anesthésie donc j'ai beaucoup vomi... 

Les remarques de tes camarades ne t'avaient pas du tout touchée ? 
Au début non, parce que je ne me rendais pas compte de mon défaut... Mais au fur et à mesure plus je grandissais et plus je prenais en considération les remarques de mes camarades.... 

Tu ne regrettes absolument pas d'avoir subi cette opération ? 
Je ne regrette vraiment pas, je prends plus confiance en moi, je sais m'affirmer et puis je n'ai plus mon appareil dentaire donc je souris tout le temps temps maintenant ! Je suis vraiment contente d'avoir fait cette opération ; avec le recul j'aurais dû le faire beaucoup plus tôt. 

Et sinon, la chirurgie esthétique quand elle n'est pas réparatrice, t'en penses quoi ?
Moi je ne suis pas contre la chirurgie esthétique avec le recul j'y pense et je me dis que si ça peut permettre aux gens de s'accepter, de s'aimer, de prendre confiance et de se trouver beau c'est une bonne chose. Mais il faut en faire avec modération. 

Un dernier mot ? 
Encore une fois merci Flo de me permettre de raconter mon histoire... Soyez vous-mêmes et acceptez-vous comme vous êtes.

Tags : Chirurgie esthétique réparatrice - Opération

Je ne supporte pas la présence humaine - 2 18/03/2017

"Je vois vraiment ça comme une sorte de défense et dans mon esprit il vaut bien mieux être seule qu'entourée." 

"Il y a quelque chose de si beau à propos de la solitude. Comment tu sauves ton petit coeur
du reste du monde. Et prends du temps pour toi-même afin de trouver qui tu es vraiment."

Qui es-tu ?
Eh bien bonjour ! Je m'appelle Océane, de pseudo généralement Chinyachi et ici terrienne malgré moi. J'ai seize ans, je passe en terminale littéraire et je possède un chien. ^^

Pour quelle(s) raison(s) ne supportes-tu pas les gens ?
Je pense que tout ceci s'est fait très progressivement. Mais depuis toute petite je me suis sentie décalée par rapport à mon entourage. J'ai grandi avec ma mère à l'hôpital et ayant un père incapable de s'occuper de ses enfants je vivais chez ma tante le plus souvent. J'étais un peu en coloc' avec ma cousine du même âge que le mien. J'ai très vite remarqué que malgré tout ce que je pouvais faire comme effort je ne la comprenais pas. Dans le sens où là j'étais calme et très introvertie elle était une véritable peste clamant que ses parents étaient riches, elle hurlait, répondait à ses parents, me prenait le peu d'amis que j'avais et faisait en fait de ma vie un enfer. Et puis j'étais la grande s½ur de deux petits frères à ce moment-là (trois depuis cinq ans)  et là où ils pouvaient laisser parler leur peine de savoir leur mère entre la vie et la mort moi je devais être forte, les soutenir, m'occuper d'eux, rire et les faire rire. J'étais la mère de substitutions dès six ans. Je le suis toujours maintenant. C'était une catastrophe au niveau familial déjà du coup. J'en voulais à mon père, à ma tante qui pourrissait d'argent ses enfants, à ma peste de cousine, à mes frères pleunirchards, à ma mère qui m'avait attribué ce rôle, à ce chirurgien qui avait fait que des conneries avec les organes de ma mère.
J'en voulais à la terre entière. 
Deuxième raison : le côté scolaire. De ma maternelle à mon année de cinquième j'ai été harcelée. En maternelle on m'étouffait avec des foulards, en primaire on me jetait dans des murs, au collège on m'arrachait mes poèmes, on me coursait, on m'insultait. Et quand je me plaignais à ma mère (quand elle n'était pas à l'hôpital) elle me frappait en retour et me punissait en me disant que la prochaine fois je devrais juste me défendre. 
En troisième raison je dirais ma mère elle-même. Je l'aime, évidemment. Mais elle m'a détruit la vie autant volontairement parfois qu'involontairement le plus souvent, je ne citerais que quelques exemples car il y en a tellement à dire que moi-même en y pensant je m'y perds. Elle m'a refilé la plupart de ses phobies, elle m'a fait grandir bien trop vite, elle me voulait parfaite à l'école, elle me voulait parfaite à la maison. Oh et surtout elle me voulait parfaite aux concours de miss. Sûrement une autre raison du fait que je ne supporte pas les gens. Des concours de beauté ! J'ai commencé à l'âge de quatre et j'en ai fait jusqu'à mes douze ans. J'ai pleuré pour arrêter, j'ai tempesté et crié sur ma mère pour la première fois de ma vie car elle voulait juste que je reste sa parfaite petite princesse qui remportait tout les concours. J'ai vécu cette période très mal, toutes ces personnes hypocrites qui te tailladent dans le dos dès que tu es retournée quand tu es enfant tu es très vite blessée et finalement traumatisée par tout ça.
Une autre des raisons c'est mon  père. Je ne le connais pas. Pour tout vous dire j'ai grandi en pensant que l'homme qui est marié à ma mère et avec qui elle a eu trois garçons était mon père (qui n'est pas vraiment fameux dans ce rôle d'ailleurs). Mais j'avais tout faux, mon père est une saloperie de fumeur de joints qui a tabassé ma mère pour qu'elle m'avorte. Je l'ai appris à mes dix ans, il y avait déjà de quoi perdre espoir en l'humain avec cette raclure. 
Une autre des raisons et sûrement la plus importante c'est ma fichue curiosité. Je me suis documentée pendant des années sur tout ce que je pouvais savoir. Et pendant deux années, ce que je voulais absolument savoir c'était toutes les conneries que les humains ont fait ou sont en train de faire. J'avais treize ans quand j'ai commencé à me poser ce genre de question. J'ai regardé alors des choses atroces, j'ai appris des choses traumatisantes que je ne citerais pas. J'ai appris de la mauvaise façon, toute seule, à quel point l'Homme était horrible. A quel point il pouvait commettre des atrocités pires que tout ce que la nature pourrait faire. Alors je n'ai plus réellement supporté personne à l'âge de quatorze ans, à mon entrée en troisième. Mais je peux dire que c'était toujours un peu en moi depuis toute petite.
Il y a enfin la dernière raison, au niveau sentimental. La seule fois où j'ai eu assez confiance pour aimer. Ce fut une raclure du même genre que mon vrai père. Je suis restée un an avec et il m'a tellement brisée que même après plus de dix mois de ma rupture je me sens aussi mal que le jour où il m'a quittée. Violée, frappée, rabaissée, manipulée, volée, ignorée. Qu'est ce qu'il ne m'a pas fait celui-là ? J'ai ainsi perdu toute foi en l'humanité du coup toutes personnes, tous ces gens autour de moi, je ne peux les supporter. 
 
Tu préfères donc être seule qu'entourée ?
Complètement, littéralement. Ou en tout cas pas vraiment seule mais au moins avec mon chien ;)
Je déteste les gens autant qu'ils me font peur. Donc j'en reste très éloignée.

Quelles sont les conséquences au quotidien ?
Vu que je suis toujours étudiante cela à un certain impact au niveau de ma scolarité. Je suis seule, ou en tout cas je fais tout mon possible pour l'être. J'apporte un sandwich tous les jours afin d'éviter la cantine, je ne sors pas pendant les récréations, je regarde tout le monde avec tellement de haine et de froideur que personne n'ose m'approcher (ce qui est fait exprès évidement). L'avantage c'est que du coup j'ai toujours eu des bonnes moyennes, vu que je suis à l'école seulement et uniquement pour bosser ni plus ni moins. Je ne sors pas non plus en dehors de l'école. Ou bien seulement si je suis vraiment obligée. Maintenant que je suis assez grande mes parents me laissent rester chez moi alors qu'ils partent. Du coup je n'ai plus la corvée d'assister aux fêtes familiales (famille tellement nombreuse qui si on voulait seulement réunir la famille la plus proche ensemble on devrait louer une salle des fêtes), ni les restaurants, les cinés et autres jovialités. 

Tu as quand même des amis, des gens en qui tu as confiance ?
Je possède deux amies, une seule en qui j'ai confiance. J'ai confiance en l'un de mes trois frères (le plus jeune c'est drôle il n'a que cinq ans) aussi. A mon chien aussi, sinon je me méfie du reste. Tout ce fichu restant m'a déjà blessée et trahie. Que ce soit mes autres frères, mes parents, mes tantes, cousins, connaissances et autres.

Quel caractère as-tu ? 
Eh bien déjà je suis méfiante, je scrute tout le monde le plus souvent. Je suis silencieuse généralement, mais je sais parfaitement me défendre en cas de joute verbale. Je suis même devenue une experte dans les phrases blessantes, cela permet d'éloigner les curieux. Même dans l'intimité je me sais assez flippante, je suis le plus souvent dans la lune. Surtout quand je peins. Et mes proches ont vraiment du mal à me faire revenir sur Terre quand je suis partie dans mon monde à moi. Je suis curieuse, bipolaire, je n'arrive plus à m'attacher à qui que ce soit, je n'arrive plus non plus à me soucier du sort des gens. Je suis quelqu'un que les gens n'aimerait pas tout simplement ^^
Je pense que je suis un certain phénomène du coup :D

Aurais-tu aimé être autrement, aimer la compagnie des autres, ne pas être seule ?  
Franchement non, si je l'avais voulu malgré tout ce que j'ai pu vivre je ne serais pas comme ça. Je vois vraiment ça comme une sorte de défense et dans mon esprit il vaut bien mieux être seule qu'entourée. 
 
Tu n'as pas foi en l'humanité ?  
Avant oui j'avais foi, mais je n'y arrive plus. Je pense bien que c'est la chose la plus triste car cela me rend bien sûr blasée de tout. 
 
Un dernier mot ?  
Ne soyez pas comme moi  ;) Et aimez-vous tous les uns et les autres ! (eurk eurk). Non sinon franchement merci à ce site déjà car il est fantastique et n'hésitez pas vous tous à vous confier comme moi j'ai pu le faire, cela peut juste vous aider. 

Tags : Phobie - Société - Relations humaines

Victime d'un lourd passé, j'ai changé de vie 15/03/2017

"Tant que l'on vit encore, que l'on a encore un coeur qui bat, l'espoir il est là !"


Qui es-tu ?
Je m'appelle Colette, je suis une femme de 29 ans.

Quelles sont les épreuves que tu as dû surmonter ?
Il y en a eu beaucoup, difficile de tout citer... en vrac : harcèlement scolaire, handicap (syndrome d'Asperger), dépression et conduites à risques (tentatives de suicide, automutilation), troubles alimentaires (hyperphagie et anorexie), et on va finir par de longues hospitalisations en hôpital psychiatrique où j'ai vécu de la maltraitance institutionnelle.

Combien de temps a duré le harcèlement scolaire ? Que subissais-tu ?
Il a duré une bonne partie de ma scolarité donc grosso modo du milieu primaire jusqu'au lycée. C'est au collège que ça a été le plus difficile, avant les enfants n'ont pas forcément les ressources pour taper là où ça fait mal (et puis j'étais dans une petite école de village donc moins d'enfants). Après on s'habitue, ça devient une communication "normale" avec ses pairs. J'ai vécu essentiellement des insultes, des remarques sur mon look, ma façon d'être... J'ai aussi subi pas mal de vols : un stylo, un dessert... Des croches pattes, des bousculades... Rarement des agressions physiques mais j'ai quand même vécu des agressions sexuelles. 

Quand est-ce que tu as découvert que tu avais le syndrome d'Asperger ? Tu peux nous expliquer un peu ce que c'est ?
J'ai été diagnostiquée à mes 17 ans mais j'ai pris conscience d'un décalage avec les autres je devais avoir 8, peut-être 9 ans et les premiers signes ont été visibles, j'étais en crèche... Le syndrome d'asperger c'est une forme d'autisme léger, pour résumer c'est un handicap social. J'ai des soucis dans la communication non verbale, les codes sociaux... J'ai aussi des difficultés sensorielles comme l'hyperacousie qui est le fait d'entendre tout très fort et de ne pas faire de distinctions entre le bruit de fond et la discussion en cours.

Pour quelle(s) raison(s) es-tu tombée en dépression ? Ça a duré combien de temps ?
La dépression a commencé au collège à cause du harcèlement ; elle s'est renforcée en 3ème au décès de ma grand-mère puis au moment de mon diagnostique. Le diagnostic du syndrome d'asperger à 17 ans c'est très compliqué à gérer parce qu'en plus de devoir gérer la crise identitaire de l'adolescence (déjà bien bancale pour moi) bah il faut aussi apprivoiser ce nouveau paramètre. Sans compter que c'est très mal connu y compris par les médecins et psychologues, et il m'est arrivé de méchantes aventures dans la recherche d'un suivi. Donc au final j'aurai en tout fait 10 ans de dépression dont la moitié avec des conduites à risques.

Tu te mutilais souvent ? Pourquoi ? Et ça a duré longtemps ?
Je me suis mutilée pendant environ 6 ans. La première année je le faisais environ une fois par mois et puis les choses se sont accélérées et au final je le faisais tous les jours, plusieurs fois par jours. Cet acte me permettait de concrétiser ma souffrance, de dévier quelques minutes mon attention. Je veux dire : la souffrance psy, ce n'est pas un truc de visible, ce n'est pas un truc que l'on peut toucher, beaucoup de gens autour de nous disent que "c'est dans la tête" que l'on fait exprès... Autant pour ces gens-là que pour moi-même pour organiser mes pensées il fallait que cette souffrance soit concrète, visible, que je puisse agir dessus.
Combien de tentatives de suicide as-tu faites ? Qu'est-ce qui t'a amenée à faire cela ?
Honnêtement je ne sais pas! Peut-être 6 ou 7. Ce sont des moments très difficiles où je ne voyais plus le bout. Parfois il y avait un événement particulier, parfois juste je n'en pouvais plus de cette souffrance. L'auto-mutilation est aussi un moyen de gérer les crises suicidaires sauf que pour diverses raisons il y avait des périodes où je ne pouvais plus le faire et dès que j'avais un peu de "libertés" bah j'explosais et ça finissait en tentative de suicide.

Comment en es-tu venue à tomber dans l'anorexie et l'hyperphagie ? L'hyperphagie n'étant pas un terme très connu, tu peux expliquer un peu ce que c'est ?
L'hyperphagie est venue en première. J'ai été hospitalisée la première fois début décembre alors ma mère m'amenait papillotes et friandises comme lors de cette période d'avant fêtes. A l'hôpital psy tu n''as pas grand-chose à faire alors tu grignotes. Au début je partageais un peu avec les autres patients et puis petit à petit je mangeais tout le paquet à moi toute seule. Après les fêtes j'ai fait ma première tentative de suicide donc ré-hospitalisée en urgence et ma mère m'amenait régulièrement bonbons, biscuits et autres et j'ai gardé cette habitude de grignoter. De fil en aiguille j'ai fini par manger non-stop une bonne partie de la journée.
L'anorexie est venue 2 ans 1/2 plus tard, suite à un accident de scooter... Je n'ai pas eu grand-chose lors de cet accident, juste des égratignures mais le choc psychologique a été énorme à la vue du scooter en miettes. Du jour au lendemain j'ai réduit drastiquement les quantités de nourriture, j'avais une impression de nausée permanente. Au début je ne sélectionnais pas mes aliments, le peu que je mangeais je pouvais manger de tout... Mais au fur et à mesure, pour coller au modèle je suis passée au régime "concombre tomates".

L'hyperphagie n'étant pas un terme très connu, tu peux expliquer un peu ce que c'est ?
C'est un trouble alimentaire qui consiste à ingurgiter de grandes quantités de nourriture. Certains hyperphages font des crises (en une ou 2 heures ils ingurgitent la quantité de plusieurs repas), d'autres grignotent toute la journée voire une bonne partie de la nuit, d'autres encore doublent voir triplent leur rations lors des repas. C'est un trouble alimentaire qui peut être souvent confondu avec la boulimie mais la grosse différence c'est que l'hyperphage ne va pas avoir de moyens de compensation (jeûne, vomissements, sport à outrance...). Quand le boulimique parviendra à garder un poids à peu près stable l'hyperphage, lui va grossir énormément.

Pourquoi étais-tu hospitalisée en HP ? Et que veux-tu dire par "maltraitance institutionnelle" ?
J'ai été hospitalisée en HP suite à mon automutilation et à mes tentatives de suicide.
J'entends par "maltraitance institutionnelle" le fait que la structure, l'organisation, le personnel qui me suivait là-bas a été maltraitant. Par exemple une fois la psychologue a commencé à me parler de quelque chose, moi je n'étais pas d'accord alors j'ai protesté. Elle m'a rétorquée qu'elle savait mieux que moi ce que je ressentais parce qu'elle avait fait des études et avait des diplômes. A part des médicaments que je ne supportais pas je n'ai eu que très peu de soins ou d'activités là-bas, ce fut un ennui profond ! On peut noter aussi l'infantilisation, le travail à la chaîne du personnel, la non prise en compte de mon autisme parce que "Tu parles, tu peux pas être autiste !", les hospitalisations libres qui n'en sont pas parce que l'on te fait comprendre que si tu n'y vas pas on t'hospitalisera de force, le manque d'intimité... Et j'en passe...

Tu as parlé d'agressions sexuelles, qu'est-ce que tu as subi et par qui ?
Plusieurs fois je me suis fait baisser le froc dans les vestiaires du gymnase ou en plein couloir. J'ai aussi subi des attouchements devant la porte de chez moi par un élève du collège.
 
Tu as mal vécu tes séjours à l'hôpital psychiatrique ?
Pour la plupart oui. L'ennuis, la maltraitance m'ont assommée.

Aujourd'hui tu as accepté ton autisme ?
Oui je l'ai accepté et je l'assume ! En fait je crois que je l'ai assez vite accepté, peut-être en quelques mois voire un an. Ce qui m'a le plus perturbée c'est le contraste entre ce que je pouvais ressentir face à ça et le déni, les allusions à fonctionner correctement et normalement de l'HP.

Tu te sentais soutenue par tes proches ? Et maintenant ?
C'était très variable... En fait je pense que mes proches étaient eux aussi complètement paumés, tant par leur problèmes personnels que par mon désespoir. Pas qu'ils ne voulaient pas me soutenir mais ils étaient maladroits et par moment ça me faisait plus de mal que de bien. Aujourd'hui ça va mieux parce qu'ils sont rassurés sur mon état, parce que j'ai poussé quelques gueulantes aussi ^^


Comment as-tu fait pour te sortir de cette mauvaise période ? Est-ce que ça s'est fait petit à petit, il y a eu un événement déclencheur ou quelqu'un qui t'a aidée...?
Je me suis rendu compte assez vite, dès la première année que les traitements que j'avais à l'HP n'étaient pas adaptés. Sauf que c'est très dificile de faire la part des choses. Le plus souvent ce sont des petites choses, des gestes, des réflexions qui prises individuellement paraissent anodines. Il est très difficile de s'imaginer qu'un établissement de santé, qui est censé nous soigner, peut être maltraitant. Et puis on nous fait bien comprendre qu'il n'y a pas d'autre solution. Le combo de tout ça, la fragilité de la maladie fait que l'on ne réagit pas forcément et c'est comme ça que l'on reste pendant 5 ans à s'enfoncer.
Et puis un jour je me suis rendu compte que cette ambiance me mettait plus en danger que la dépression. J'étais à un mois ou 2 du début de mon anorexie et quand j'en ai parlé à ma psychiatre sa seule réponse a été "C'est pas grave, ça va s'arranger t'as encore des réserves". Là j'ai eu un choc.
J'avais accepté l'idée de mourir de dépression, je savais que cette maladie et les conduites à risques me mettaient en danger mais je ne pouvais pas tolérer un tel laxisme, je ne pouvais tolérer qu'un établissement de soins puisse me mettre en danger de la sorte. C'est donc cette petite phrase qui m'a réveillée de ma léthargie. 
Après ce fut un long combat. Plus d'un an pour me sortir des griffes de l'HP. J'ai commencé à supprimer tous les rendez-vous avec la psychiatre, j'ai déménagé pour ne plus être dans l'appartement thérapeutique. Sur le moment je ne voulais plus voir aucun psy de près ou de loin. Sauf que je me suis assez vite rendu compte que je n'allais pas tenir le choc. Je me suis donc fait une promesse, un pacte : un an pour aller vaguement mieux sinon je me laisse mourir définitivement, je me suicide, fini, basta !
J'ai donc fait des recherches sur les possibilités de suivis dans ma ville et tout se rattachait de près ou de loin à l'HP. Ou alors c'était des choses qui n'étaient pas remboursées et mon budjet commençait à souffrir ! Dans ces recherches j'ai trouvé une clinique à Annemasse spécialisée dans les troubles alimentaires. J'ai longtemps hésité avant d'envoyer une demande mais finalement je l'ai fait. Entre temps j'ai été hospitalisée à la demande d'un tiers à l'HP. Cette dernière hospitalisation fut une vraie torture ! C'était en 2011 et en août des nouvelles lois sur l'hospitalisation sous contraintes sont passées, ma psy a eu la flemme de refaire les papiers et dès que j'ai pu je me suis barrée. Je suis allée prendre un peu de recul sur tout ça chez ma grand-mère à l'autre bout de la France et 10 jours plus tard j'ai été admise à la clinique.
J'y suis restée 4 mois et demi. Là-bas j'ai vraiment trouvé une approche sereine. Ils ne connaissaient pas l'autisme mais ils le prenaient en compte dans ma prise en charge. Gérer l'autisme ce n'était pas la priorité, la priorité c'était enrailler l'anorexie
chose qui a été faite ^^
En sortant en janvier 2012 j'ai déménagé le plus rapidement possible dans une autre ville. J'ai rencontré assez vite des associations sur l'autisme, j'ai continué à faire des efforts au niveau des troubles alimentaires pour ne pas replonger. Les professionnels que j'ai rencontrés ont été globalement bienveillants, formés à mes problématiques. Du coup j'ai pu poursuivre ma vie ! Et oui un an était passé depuis les premiers coups de gueule contre l'HP, un an était passé depuis mon ultimatum personnel. Et force est de constater que mon mieux-être allait au-delà de toutes les espérances !!
 
Depuis ton ultimatum personnel en 2011, d'autres choses se sont améliorées dans ta vie ?
Je suis officiellement sortie de la dépression courant 2012. 2012/2013 donc j'étais encore en convalescence, très vigilante pour ne pas replonger, j'ai eu quelques rechutes, quelques coup durs mais au final rien d'affolant. Mon implication dans des associations liées à l'autisme m'a beaucoup aidée ! J'ai redécouvert le lien social, la vie, l'autonomie que finalement je n'avais que très peu connus ! Sans eux, sans leur soutien j'aurais sans doute replongé bien bas lors de mes périodes difficiles. J'ai aussi fait quelques stages dans la petite enfance, j'ai pu commencer à envisager à reprendre des études. En 2015 j'ai commencé un DAEU, c'est un équivalent BAC que j'ai obtenu l'année dernière en juin 2017. Cette année je suis en service civique dans une école primaire et j'espère que l'année prochaine ou l'année d'après je pourrai rentrer dans une formation type "éducateur de jeunes enfants". Bref depuis 5 ans j'ai éclaté tous les pronostics qui disaient qu'au mieux je passerais ma vie en institution et au pire que je serais sous la tombe en quelques mois. Aujourd'hui je sais que même si je n'arriverai peut-être pas à travailler sur du long terme bah je peux quand même vivre de façon autonome, sans me détruire à longueur de journée, sans être dépendante du milieu psychiatrique.
 
Tu n'as plus eu de conduite à risques ou d'autres problèmes depuis ?
Depuis 5 ans les fois où je me suis mutilée se comptent sur les mains... Ca reste donc très rare. Pour les TCA j'ai eu quelques alertes les 2 premières années mais rien d'affolant. Pour les TS bah aucune depuis 5 ans et je n'ai pas ressenti le besoin de le faire. Bref on peut globalement dire que je n'ai plus de conduites à risques depuis 5 ans et quand j'en ai ça reste très gérable et je ne me mets plus en danger.

Tu es heureuse et épanouie aujourd'hui ?
Oui je crois que l'on peut dire que je suis heureuse et épanouie.
Mais il me reste des séquelles de ces 10 ans de dépression. J'ai régulièrement des douleurs dans les jambes, je garde une hypervigilance sur la psychophobie, sur les abus de la psychiatrie. J'ai beaucoup de mal à passer au-dessus de tout ça et à faire ma vie sans me poser de questions, sans craindre que demain je puisse replonger et que je ne sais quel psy va m'enfermer sans me demander mon avis. Certaines de ces angoisses ne sont pas forcément légitimes, pour d'autres je les vis au quotidien, le paramètre "handicap invisible", le regard des autres pèse lourd parfois.

Un conseil à donner ?
Je vais tenter de dire un petit mot pour les différents thèmes abordés :
Pour la dépression et les conduites à risques je dirais de ne rien lâcher, il y a toujours un espoir, même quand on est au bord du gouffre il y a un espoir, meme quand il n'y a plus d'espoir, bah ce crétin il est là, bien planqué ! Tant que l'on vit encore, que l'on a encore un coeur qui bat, l'espoir il est là !
Pour le syndrome d'asperger, l'autisme, je dirais de ne pas croire les gens qui vous disent que vous êtes foutus, que vous n'arriverez jamais à vivre une vie épanouie... Ne vous cachez pas, ne faites pas un tabou de votre autisme, soyez-en fiers ! C'est difficile parfois mais chaque difficulté de ce handicap peut aussi être une chance, un tremplin ! Organisez votre vie pour que ces difficultés deviennent un avantage ! Ca ne règlera pas tout, bien sûr mais ça permet quand même d'être vraiment plus serein au quotidien ^^
 
Un dernier mot ?
Juste merci de m'avoir permis de témoigner. Aussi je me permets de faire un peu de pub : je fais une conférence "Si on laissait parler les autistes" avec l'association "Comme c'est curieux" le premier avril à Nancy (non ce n'est pas une blague). Pour ceux qui veulent me contacter je laisse aussi mon mail : colettepoeme@hotmail.fr

Tags : Passé - Harcèlement scolaire - Autisme - Handicap - Harcèlement - Dépression - Mutilation - Anorexie - TCA - Maltraitance - Hyperphagie - Hôpital psychiatrique